Une peinture qui dépollue l’air intérieur ?

Juil 02, 2013 0 commentaire par

Comment une peinture peut-elle capter le formaldéhyde et le décomposer pour assainir l’air intérieur, sachant que ce dernier est 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur ?

Les allergies respiratoires touchent 12 millions de Français, particulièrement des personnes sensibles, enfants, vieillards ou malades fragilisés. Et le temps passé en espace clos est estimé entre 20 et 22 heures par jour. D’où des grands questionnements sur la qualité de l’air « intérieur », qui serait, selon les études, cinq à dix fois plus pollué que l’air extérieur du fait de son confinement et de la concentration des sources de polluants. Car les matériaux de construction, l’ameublement, les éléments de décoration, ou les activités des occupants influent sur les émissions de substances comme les composés organiques volatils (COV). MEMO0012« Parmi ceux-ci, on retrouve les aldéhydes, dont le formaldéhyde qui est une substance réglementée », nous explique Patrick Verlac, le directeur technique d’Onip, société qui a développé une peinture dépolluante, et d’ajouter : « Une directive européenne de 2004 impose la réduction des COV et un décret de 2011 demande un étiquetage des produits qui émettent des COV. Depuis trois ans, Onip, en partenariat avec un fabricant de résine qui est le composant de base d’une peinture, a mené des travaux pour mettre au point la technologie Clean’R ».

 Capter et dégrader le polluant

Elle se présente comme une peinture acrylique en phase aqueuse (sans solvant). Une substance active, contenue dans la résine, capte le formaldéhyde présent dans l’atmosphère d’une pièce, le détruit et le remplace par de la vapeur d’eau. « Pas d’inquiétude, il n’y a aucun souci de moisissure ou d’humidité des murs ou plafonds car les quantités mises en jeu sont infimes », rassure Patrick Verlac.
La peinture développée par Onip ne contient pas de produits nocifs, ni de nanomatériaux, et aucun rayonnement ultraviolet n’est nécessaire à l’activation de la réaction. Et l’efficacité a été mesurée par le laboratoire d’essais Tera Environnement, un spécialiste dans l’analyse des contaminants chimiques. « La moyenne nationale pour le formaldéhyde est de 20 µg/m3 d’air. Dans une chambre d’enfant, la concentration peut monter à 45 µg/m3. En appliquant la peinture Onip Clean’R, la couche active de 150 µm d’épaisseur capte le formaldéhyde en quelques heures et le taux descend à 12 µg/m3 (6 h), puis à 8 µg/m3 en 24 heures ». Et la peinture reste active pendant 7 à 20 ans, selon la finition choisie (Mat, Velours ou Satin).

Une gamme qui vise les ERP

La gamme de peintures assainissantes développée par Onip, certifiée Ecolabel Européen et labélisée « A+ » pour la qualité de l’air intérieur, se destine en priorité aux établissements recevant du public, comme les crèches, les maternelles, où la qualité de l’air devra être surveillée à partir du 1er janvier 2015 (2018 pour les écoles élémentaires, 2020 pour les accueils de loisir et les établissements d’enseignement du 2nd degré et 2023 pour les autres établissements). Distribuée via les réseaux de distribution professionnels, elle présente un surcoût de 3 à 5 % par rapport à la gamme d’origine.

sources : www.batiactu.com

Décoration, Eco Construction, Produit

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