Quels intérêts porter aux chauffage au bois ?

Juin 03, 2012 0 commentaire par

Poêle ou cheminée, chauffage central ou chauffage d’appoint…

Depuis des milliers d’années… pour se tenir chaud ou cuire les aliments, cela fait bien longtemps que l’homme a lié sa survie et son confort à la combustion du bois.

D’abord autour d’un feu rudimentaire, puis d’une cheminée ou d’un poêle, il a recherché la chaleur, et le foyer en est venu à symboliser l’essence même de l’abri et de la famille qui s’y réfugiait.
De nos jours, le bois, sous de multiples formes, revient en force pour nous procurer la chaleur dont nous avons besoin : une matière première renouvelable, des appareils de chauffage de plus en plus performants, de moins en moins polluants.

Une matière première qui se renouvelle

Près du tiers du territoire est couvert par la forêt.

En France, la forêt couvre quinze millions d’hectares, soit 28 % du territoire national. Tant que le volume de bois prélevé ne dépasse pas l’accroissement naturel de la forêt, la ressource est préservée. On peut alors dire que le bois est une énergie renouvelable.
Le bois fournit à notre pays neuf millions de tep (tonnes équivalent pétrole), ce qui représente 4 % de la production totale d’énergie. Le bois est la deuxième énergie renouvelable après l’hydraulique.

Le bois dont on se chauffe

Le bois est utilisé dans deux grands domaines :
■ la « filière bois » qui exploite les caractéristiques physiques du bois : sciage, construction, ameublement, pâte à papier, etc.
■ la « filière bois-énergie » qui exploite le potentiel énergétique du bois et de ses dérivés : chauffage collectif et domestique, chaufferies industrielles, etc. 35 millions de mètres cubes sont ainsi consommés chaque année.

Pour une maison individuelle sur deux, soit six millions de résidences principales en France, le bois est une source de chauffage, accessoire ou principale. Si la bûche reste la forme la plus symbolique, et la plus utilisée, le combustible bois a des origines variées (sciure, écorce, copeaux, découpes, emballages, etc.) et des formes d’utilisations nouvelles (granulés, plaquettes, etc.).

Moins d’émission de CO2 avec le bois !

Lors de sa combustion, le bois ne fait que libérer dans l’air le dioxyde de carbone qu’il a absorbé durant sa croissance. Son impact est donc neutre sur l’effet de serre, sous réserve que l’équilibre entre le développement et le prélèvement sur la ressource globale soit respecté. Selon les études de l’ADEME, en comptabilisant l’énergie consommée du « puits » à la chaleur produite, y compris les étapes de transport et raffinage, les chaufferies au gaz, au fioul et à l’électricité émettent respectivement 234, 466 et environ 200* kg de CO2 par MWh. Le chauffage au bois n’en émet que 40.
Ainsi, l’utilisation du bois permet de diviser les émissions de CO2 par 12 par rapport au fioul et par 6 par rapport au gaz.

* : des travaux en cours de l’ADEME permettront de préciser cette valeur. Elle sera disponible prochainement sur www.ademe.fr

Le bois qu’il faut comme il le faut

Le rendement de votre appareil de chauffage dépend beaucoup des caractéristiques du combustible. Hêtre ou épicéa, bois sec ou humide, tout cela joue dans les performances de votre chaudière ou l’encrassement de votre poêle.

Plaquettes et granulés…

Aujourd’hui, la bûche n’est plus la seule solution pour chauffer une maison avec du bois. Votre poêle ou votre chaudière peut être alimenté avec d’autres produits dérivés du bois :
■ les plaquettes sont faites de bois déchiqueté. Elles sont obtenues par broyage de branches ou d’arbres forestiers ou bocagers. Les plaquettes mesurent de 2 à 5 cm centimètres de longueur. Suivant leur degré de séchage, leur valeur énergétique varie de 2 500 à 3 900 kWh par tonne ;
les granulés (ou pellets) sont obtenus par la compression de sciures de bois de résineux et de feuillus ou de divers produits agricoles. Aucun agent de liaison ou autre additif n’est utilisé. Les granulés se présentent sous la forme de petits cylindres de 6 à 10 mm de diamètre et 10 à 50 mm de longueur, selon les usages (poêle ou chaudière). Ce combustible très dense dispose d’un pouvoir calorifique d’au moins 4 800 kWh par tonne pour une humidité de 8 % sur poids brut. Disponible en sacs d’une dizaine de kilogrammes, c’est un produit facile à transporter, à stocker et à utiliser mais onéreux.

Pour être tranquille, veillez à la qualité du bois

Exigez de votre fournisseur des informations précises sur l’humidité, les essences de bois et le volume livré. Brûlez du bois sec, vous diminuerez votre consommation de bois jusqu’à 30 % et vous préserverez votre appareil de chauffage. Il libérera aussi moins de substances polluantes.

Pour en savoir plus, consulter le site : www.nfboisdechauffage.org

Le plaisir d’un bon feu : cheminées et poêles

Vous disposez d’une cheminée ou au moins d’un conduit de fumée.
Vous aimez vous retrouver au coin du feu pour contempler les flammes.
Vous recherchez un chauffage d’appoint pour compléter votre source principale de chauffage ou vous désirez chauffer une résidence secondaire :

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Equipez-vous d’un appareil moderne. Pour votre chauffage au bois, faites installer un insert, un foyer fermé ou un poêle par un professionnel.
Ces appareils s’utilisent de manière similaire.
Leurs différences proviennent essentiellement de leur esthétique, de leurs performances et du mode d’installation.
L’achat d’un appareil moderne et performant vous permet d’être mieux chauffé, de recharger le foyer moins souvent et de moins polluer.

Modernisez votre cheminée ouverte…

Une cheminée ouverte n’est pas un système de chauffage efficace : son rendement ne dépasse pas 10 %. Elle contribue aussi à dégrader la qualité de l’air intérieur car une partie des polluants contenus dans les fumées n’est pas évacuée par le conduit et se répand dans votre logement.

Modernisez-la en y installant un insert.

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La taille et la géométrie de celui-ci dépendront de l’ouverture.

Privilégiez la facilité d’installation et d’utilisation. … avec les poêles à bûches.

Ce sont en effet des appareils faciles à poser.
Il existe différentes catégories de poêles :
■ Les poêles de première génération sont issus de technologies dépassées. Ils fonctionnent mal au ralenti et leur autonomie est limitée ;
■ Les poêles de conception moderne

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: les poêles en acier et fonte ont un rendement assez élevé à régime normal, plus faible au ralenti. Leur autonomie est raisonnable, mais leur inertie thermique est relativement limitée. Les poêles en fonte et matériaux réfractaires ont des rendements élevés, des émissions faibles et une autonomie importante. Ils bénéficient d’une inertie thermique importante. Plus coûteux, ce sont aussi les plus performants.
(Source : ADEME).

Sachez tout sur les aides

Un taux réduit de TVA

La TVA à 7 % s’applique à la fourniture et à l’installation, par une même entreprise, d’un poêle à bois relié à un tuyau fixe de branchement ou d’une chaudière individuelle à bois et des radiateurs.
L’achat du bois de chauffage bénéficie également de ce taux réduit.
Pour en savoir plus, consultez le guide de l’ADEME « Les aides financières – Habitat »

Le crédit d’impôt, TVA et subvention

Le crédit d’impôts de 15 à 34 %

Le crédit d’impôts s’adresse aux ménages faisant l’acquisition d’un équipement utilisant une source d’énergie renouvelable : Solaire, thermique, photovoltaïque, appareils de chauffage au bois, etc.
Le crédit d’impôts est valable jusqu’au 31 décembre 2012.
Dans le cas d’une première acquisition, 15 % du montant de l’équipement (hors frais de pose) sont remboursés. Cette somme est portée a 26 % du prix de l’appareil si l’appareil installé vient en remplacement d’un ancien. Le taux accordé est bonifié de 8 points s’il s’inscrit dans un bouquet de travaux. Si l’usager n’est pas imposable, l’aide fiscale lui sera versée par l’administration sous forme de chèque ou de virement.
Le crédit d’impôt concerne tout appareil au bois (poêle, foyer, fermé/ insert, cuisinière) faisant référence à la norme européenne en vigueur et présentant les caractéristiques suivantes :
■ rendement supérieur ou égal à 70%
■ taux de CO dans les fumées inférieur ou égal à 0,3%
■ niveau Flamme Verte 4 étoiles
Ces informations doivent apparaître sur la facture.
Pour les chaudières bois ou autre biomasse, les caractéristiques exigées conformément à la norme en vigueur sont :
■ rendement minimum de 80%pour les chaudières manuelles
■ rendement minimum de 85% pour les chaudières automatiques.
Ces informations doivent apparaître sur la facture.

Une aide de l’ANAH

Si vous êtes propriétaire d’un logement de plus de quinze ans (vous l’habitez ou vous le mettez en location), vous pouvez bénéficier d’une subvention de l’ANAH (Agence nationale de l’habitat) pour l’installation d’un appareil indépendant de chauffage au bois (foyer fermé, insert, poêle) labellisé Flamme Verte ou de toute chaudière à bois.
Pour en savoir plus, consulter le site de l’ANAH : www.anah.fr

Faites confiance au label

« Flamme verte » est le label de qualité du chauffage au bois : avec le concours de l’ADEME et du Syndicat des Energies Renouvelables, les principaux constructeurs d’appareils de chauffage domestique au bois ont signé la charte qualité «Flamme verte».
Les entreprises signataires s’engagent à commercialiser des appareils économiques, apportant sécurité et performances énergétiques et environnementales.
Pour en savoir encore plus :
– Le site officiel du label « Flamme Verte » : www.flammeverte.com
– Le site de la marque NF bois de chauffage : www.nfboisdechauffage.org
– Le site de l’association Qualit’EnR : www.qualit-enr.org et de Qualibois : www.qualibois.org

Chauffage aux bois, Dossiers techniques, Energies renouvelables, Environnement

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