QUALITÉ DE L’AIR INTÉRIEUR

Mai 10, 2017 0 commentaire par

Avec près de 80 % de notre temps passé à l’intérieur de bâtiments, à respirer un air en milieu clos, la qualité de cet air est primordiale.

De nombreux polluants à l’intérieur des bâtiments la détériorent, comme les produits d’entretiens, les peintures ou revêtements, mais aussi le tabac, l’humidité, sans oublier les appareils de combustion. Sachant qu’une exposition prolongée à de faibles taux de concentration de polluants peut être nocif pour la santé.
« Afin de limiter le nombre d’allergènes et de polluants à l’intérieur, trois règles sont à respecter : limiter les polluants à la source ; aérer et ventiler de façon à évacuer l’air pollué et à apporter de l’air neuf et enfin assurer un bon entretien des systèmes de chauffage et de ventilation », explique Cyril Boudon, gérant de AEM, spécialiste en contrôle d’étanchéité à l’air des bâtiments, basé au Puy-en- Velay, en Haute-Loire.

BIEN CONCEVOIR LE SYSTÈME DE VENTILATION

Puisque les règlementations thermiques imposent une isolation, une étanchéité à l’air, et des performances énergétiques de plus en plus importantes, l’aération par les ouvrants n’est pas suffisante pour assurer ce renouvellement hygiénique de manière continue et satisfaisante. Or le besoin d’air hygiénique dans les logements est de 0,5 vol/h (soit pour un logement de 80 m² et 2,5 m de hauteur sous plafond, un besoin d’air hygiénique de 100 m3/h. La ventilation est alors indispensable pour faire entrer l’air neuf et évacuer l’air vicié intérieur.

UTILISER DES MATÉRIAUX À FAIBLE IMPACT SANITAIRE

Pour la construction, l’isolation, les finitions, l’ameublement et la décoration, les matériaux respectueux de la santé humaine doivent répondre à différents critères dont les émissions de composés organiques volatils (COV), les émissions de fibres et de particules, la résistance aux moisissures et, pour les produits minéraux, les teneurs en radioéléments.
• Les revêtements de sol durs n’émettent pas de composés organiques volatils (COV).
• Les revêtements de sol textiles (moquettes, jonc de mer, fibres de coco, ….) ont des avantages acoustiques, mais leur nettoyage et leur entretien est plus délicat que celui des les sols lisses. Contrairement aux idées reçues, les moquettes ayant le label GUT émettent très peu de composés volatils (Ce label, assure tout au long du cycle de vie de la moquette le respect de l’environnement).
• Des parquets contrecollés et des stratifiés ont de très faibles émissions s’ils sont de classe A+ et fabriqués avec des colles de dernière génération et des finitions qui bloquent d’éventuelles émissions de formaldéhyde.
• Pour les murs, les plafonds, les menuiseries, il est mieux de choisir des peintures et vernis  non solvantées, mais en phase aqueuse, à basse teneur en COV (<1 g/l), mais aussi à très faibles émissions (A+).

Dossiers techniques, Puits canadien et Ventilation

A propos de l'auteur

L'auteur n'a pas encore ajouté d'informations à son profil
Aucune réponse à “QUALITÉ DE L’AIR INTÉRIEUR”

Laisser une réponse