L’Isolation des Combles Perdus

Nov 05, 2013 0 commentaire par

L’isolation de la toiture d’un bâtiment, qu’il s’agisse de combles perdus ou de combles aménagés, est souvent très mal conçue et se caractérise par des déperditions de calories très importantes en hiver. Jusqu’à 30 % voire plus, de l’énergie produite pour chauffer un bâtiment s’échappe par la toiture.

Par ailleurs en été les pièces sous combles sont souvent surchauffées et très inconfortables.

Ces facteurs ne sont pas une fatalité, ils résultent d’un mauvais choix des matériaux utilisés et bien souvent d’une négligence dans les processus de pose, ainsi que d’une méconnaissance de la physique du bâtiment (règles fondamentales des métiers de l’isolation thermique).

Le cas des combles perdus, très souvent constitué avec des charpentes industrielles, appelées fermettes, n’échappe pas à la règle. Voici en détails les causes de ces désordres et les solutions.

Les fermettes étant composées d’une multitude de pièces de bois enchevêtrées, l’usage de matériaux isolants manufacturés tels que les panneaux ou les rouleaux, même en couches croisées, ne répondra pas à la problématique du jointement parfait entre le matériau isolant et les éléments de construction constituant la fermette, le faux plafond, ainsi que les réseaux électriques et aérauliques.

Les fermettes étant composées d’une multitude de pièces de bois enchevêtrées, l’usage de matériaux isolants manufacturés tels que les panneaux ou les rouleaux, même en couches croisées, ne répondra pas à la problématique du jointement parfait entre le matériau isolant et les éléments de construction constituant la fermette, le faux plafond, ainsi que les réseaux électriques et aérauliques.

Pont thermique au niveau du passage d’une gaine électrique dans le matériau isolant.

Pont thermique au niveau du passage d’une gaine électrique dans le matériau isolant.

Pont thermique au niveau du jointement des lés d’isolants.

Pont thermique au niveau du jointement des lés d’isolants.

La seconde couche d’isolant, bien que croisée, présente les mêmes défauts de jointements linéaires que la couche supérieure, donc les pertes thermiques sont amplifiées (on parlera ici de » pont thermique linéaire »).

Toujours dans la continuité de disséquassions de l’isolation de ce comble perdu en fermettes, après les ponts thermiques linéaires, les suspentes métalliques supportant le faux plafond prennent le relais, et par leur fort pouvoir conducteur, amplifient encore plus les pertes thermique (on parlera ici de « pont thermique linéique »).

Le boîtier de dérivation ainsi disposé constitue un très important "pont thermique induit".

Le boîtier de dérivation ainsi disposé constitue un très important « pont thermique induit ».

On retiendra donc qu’il existe plusieurs types de « ponts thermiques » et que toutes ces défaillances cumulées conduisent inéluctablement à ce que l’on pourrait qualifier de « passoire thermique ».

LA solution, consiste en l’usage d’un matériau en vrac, ce qui permettra d’annihiler les ponts thermiques linéaires, et réduire, voire supprimer les ponts thermiques linéiques et intégrés.

Les photos suivantes démontrent la qualité de jointement d’un matériau en vrac (ici de la ouate de cellulose) au contact des parois des éléments de construction :

2021

AVANT : combles perdus avec isolant en laine de verre en rouleau vieux de 20 ans

AVANT : combles perdus avec isolant en laine de verre en rouleau vieux de 20 ans

 

APRES : après extraction de la laine de verre, soufflage de ouate de cellulose en vrac.

APRES : après extraction de la laine de verre, soufflage de ouate de cellulose en vrac.

 

Il ne faut pas oublier l’aspect pratique, tel que la création d’une plateforme ou d’un platelage surélevé permettant d’accéder aux combles en toute sécurité, ce qui permettra de ne pas détériorera le matériau isolant et lui assurer une plus grande longévité :

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Dans ces cas de figure, on retiendra qu’un isolant en vrac sera toujours plus performant qu’un isolant manufacturé. Cependant tous les isolants en vrac ne sont pas égaux et n’auront pas la même efficacité, tant vis-à-vis de la thermique d’hiver, que de la thermique d’été.

Le cas de la ouate de cellulose et de la fibre de bois en vrac restent parmi les procédés les plus performants, car il s’agit de petites fibres qui auront la faculté de pouvoir se loger partout et la densité, après application, sera 3 à 4 fois plus élevée qu’une laine minérale ou des fibres de coton, et une densité élevée (minimum 30 Kg/m3) permettra de lutter beaucoup plus efficacement contre la chaleur d’été.

Il ne faut oublier non plus que les métiers de l’isolation, sont régis par des règles normatives de construction et règles de l’art. Qu’il existe de très grosses différences entre la mise en oeuvre d’une isolation sous toiture, que ce soit en combles perdus, en sous pentes de combles aménagés, ou sous un plancher de combles perdus.

Que seul un professionnel agréé, possédant un label « reconnu grenelle environnement » pourra vous faire bénéficier d’une isolation réellement efficace.

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