CHOISIR UN POÊLE À GRANULÉS

Mai 09, 2015 0 commentaire par

Le poêle à granulés de bois est la version moderne, adapté et efficace du poêle à bois traditionnel. Il connaît un succès grandissant et s’impose de plus en plus comme mode de chauffage principal. Quelles règles de base à suivre…

Le granulé procure des avantages incontestables. Plus propre que la bûche, il évite de la manutention et permet une autonomie de quelques jours. Impossible avec les appareils traditionnels. La régulation de la température se fait à la demande et la puissance est modulable, sans les inconvénients d’encrassage et de mauvais rendement qui caractérisent la marche au ralenti quand les appareils brûlent des bûches.

LES CARACTÉRISTIQUES À EXAMINER

CONVECTION OU SOUFFLERIE ?

Il y a deux façons de propager la chaleur produite. Certains poêles à granulés pulsent l’air chaud par ventilateur, d’autres chauffent seulement par convection. Le fonctionnement par convection est plus silencieux, les ventilateurs diffusent plus rapidement la chaleur dans la pièce mais font un bruit perceptible. Les personnes qui craignent d’être incommodées par le niveau sonore peuvent s’orienter vers des modèles qui permettent de régler la vitesse du ventilateur. Le bruit est réduit à allure réduite.

LA CAPACITÉ DU RÉSERVOIR

Bien évidemment, plus les réservoirs sont grands, plus longue est l’autonomie de l’appareil, on le recharge moins souvent en granulés. C’est un critère qu’on peut prendre en considération au moment du choix.

LE CENDRIER AMOVIBLE

La présence d’un cendrier amovible est appréciable. Il facilite le nettoyage des cendres. C’est un « plus » qu’il ne faut toutefois pas transformer en critère de choix prédominant, les appareils à granulés émettant beaucoup moins de cendres que les modèles à bûches.

RÈGLES DE BASE POUR INSTALLER UN POÊLE À GRANULÉS

kLe poêle à granulés convient parfaitement aux logements équipés d’un ancien appareil à bûche. Les gains en confort sont importants, sans la corvée de bois. De plus, il séduit les propriétaires de maisons chauffées à l’électricité, soucieux d’avoir chaud tout en diminuant leurs factures. Dans un logement à l’architecture est assez compacte, il peut devenir le mode de chauffage principal.
Le local doit posséder un volume suffisamment pour pouvoir installer un appareil à bois, grand consommateur d’oxygène : de 8 à 15 m3 d’air pour bruler 1 kilo de bois. Il faut 1 kg d’oxygène par kg de bois consommé.
Une prise d’air obligatoire directe et non déportée pour les poêles à granulés non étanches. Cette prise d’air doit fournir l’apport d’air adapté pour le fonctionnement correct du foyer et amener dans le local l’air nécessaire pour compenser celui consommé par la combustion. Il est capital de respecter les consignes concernant les raccords et conduits de fumées et les sorties de toit.

LE BON RÉGLAGE

Le bon réglage d’un poêle à granulés est essentiel pour sa performance et pour faire des économies d’énergies. si certaines marques affichent des rendements de 80%, ils peuvent malheureusement atteindre péniblement 60% si les réglages sont mal faits.
Dans un premier temps, il est indispensable de savoir si le poêle à granulés fait ses réglages automatiquement ou si l’appareil doit être réglé manuellement

  • eRégler la qualité d’air de combustion

A priori, les réglages qui sont effectués en usine sur la vis sans fin d’alimentation des granulés, la température etc. sont fiables et ne nécessitent pas d’affinage. Néanmoins, le débit d’air en entrée peut être ajusté au regard de la qualité des granulés, de celle du tirage et du régime du vent. Ce réglage est particulièrement important en zone ventée ou en présence d’une pente de toit atypique.
C’est le ventilateur d’extraction des fumées qui induit l’admission d’air. S’il est ralenti, il y a moins d’air de combustion et les granulés brûlent beaucoup moins vite. Un poêle à granulés peut s’éteindre si les pellets brûlent trop vite.

  • Régler le débit d’air

Le bon réglage du débit d’air peut également réduire sa consommation de l’ordre de 10%, en sous-alimentant légèrement le brasier, ce qui produira plus de braises et des flammes moins vives. La température de consigne doit être fixée à un niveau de confort suffisant, mais sans plus : chaque degré supplémentaire occasionne près de 7% de surconsommation. De même, les plages horaires de fonctionnement peuvent être finement programmées sur la plupart des poêles : autant en profiter pour ajuster plus finement les périodes de chauffe aux heures de présence effectives.

  • Régler le débit de granulés

Les poêles à granulés sont dotés d’un réservoir à combustible puisque leur alimentation est automatique. Les granulés sont des copeaux de bois compressés ou de la sciure compressée de 6 à 9 mm de qddiamètre et 2 cm de longueur.
Ils sont acheminés automatiquement vers le brasier par une vis sans fin. Celle-ci est animée par un moteur électrique dont la cadence dépend de la température désirée. Il est recommandé d’avoir une ventilation supérieure ou égale au débit du granulé.

Le granulé peut s’acheter en vrac ou en sacs, il coûte évidemment moins cher en vrac, mais il faut avoir investi dans un silo pour l’entreposer en toute sécurité, c’est un coût à prendre en compte. Quand on achète les granulés en sacs, mieux vaut les prendre par palettes plutôt qu’à quelques unités pour réduire la facture. Il faut ensuite les entreposer au sec.

Des problèmes d’humidité et de composition ont provoqué des encrassements d’appareils il y a quelques années, mais le marché semble assaini. Les granulateurs sont devenus plus exigeants sur la qualité des sciures, tous les spécialistes le confirment. Les producteurs sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à faire certifier leurs granulés. Pour éviter tout risque, il est préférable d’acheter des granulés certifiés NF ou DIN Plus selon l’offre disponible localement, les deux certifications coexistent sur le marché français.

Crédit d’impôt : 30% en 2015

aS’il n’est que rarement utilisé en tant que source principale de chauffage et n’intervient généralement qu’en complément d’un système de chauffage central, le poêle à granulés de bois (ou insert à granulés) n’en est pas moins éligible au crédit d’impôt. A ce titre, équiper son logement d’un poêle à granulés permet de bénéficier d’une réduction d’impôt de 30%. Ce crédit d’impôt 2014-2015 ne concerne que les dépenses d’acquisition d’un poêle / insert à granulés de bois, c’est-à-dire que le coût de la main d’oeuvre nécessaire pour l’installation n’est pas pris en compte.

Chauffage aux bois, Dossiers techniques

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