ASSAINISSEMENT NON-COLLECTIF – BIEN CHOISIR SON INSTALLATION INDIVIDUELLE

Sep 03, 2018 0 commentaire par

L’assainissement est une démarche visant à améliorer la situation sanitaire globale de l’environnement dans ses différents composants. Il comprend la collecte, le traitement et l’évacuation des déchets liquides, des déchets solides et des excréments. L’objectif principal est la prévention du contact humain avec des substances dangereuses. Les systèmes d’assainissement collectifs s’appuient sur des solutions technologiques telles que les égouts ou les stations de traitement des eaux usées.

D’autres possibilités existent : les systèmes autonomes en zones peu denses (assainissement non collectif ) ou ANC. Ces  installations individuelles domestiques non desservies par le réseau public d’assainissement collectif représentent en France, près de 12  millions de foyers, soit près de 5 millions d’installations. Ces dispositifs individuels ont le même objectif que les systèmes collectifs. Focus sur les différentes installations.

LES INSTALLATIONS DITES TRADITIONNELLES

Ces installations sont composées d’une fosse toutes eaux et d’un ouvrage qui collecte et retient les eaux usées et les matières polluantes; leur principe est de liquéfier les matières graisseuses et d’optimiser leur traitement ultérieur ; elles empêchent les matières solides comme la boue de décantation de remonter et de flotter. Les eaux ainsi traitées sont ensuite évacuées par épandage.

Le prix de l’installation varie selon la « capacité ». Cette dernière va dépendre du nombre de pièces dans le logement avec un volume minimum de 3000 litres. Elle doit être entretenue régulièrement (en moyenne tous les 4 ans) pour assurer sa longévité et son bon fonctionnement. L’entretien, effectué par une entreprise spécialisée, consiste à vidanger la cuve lorsque le niveau de boue atteinte 50 % du volume total.

LES INSTALLATIONS DITES AGRÉES

Le filtre compact

Ce procédé est constitué de 2 ouvrages: d’une fosse toutes eaux et d’un massif filtrant qui remplace l’épandage et ne nécessite qu’une très faible emprise au sol. On utilise dans le massif filtrant un matériau naturel ou synthétique, appelé média, qui peut être de compositions différentes : fibres ou copeaux de coco, zéolithe, écorces de pin, coquilles de noisette, laine de roche…
Cette installation requiert un entretien régulier : un contrôle visuel trimestriel et un entretien annuel. Ils peuvent être effectués par le propriétaire. En revanche, la vidange doit être effectuée au moins une fois tous les 4 ans par un professionnel agréé. Le recyclage du média a lieu en moyenne tous les 10 ans.

La micro station d’épuration

Très compacte, elle fait partie des dispositifs d’assainissement individuels le plus souvent choisis par les particuliers. Elle reprend le fonctionnement des stations d’épuration municipales, miniaturisées à l’échelle d’un logement. Elle traite les eaux usées grâce à des bactéries présentes dans la cuve. Son utilisation requiert une alimentation électrique.
Il existe 3 technologies distinctes : à culture libre, à culture fixée ou à réacteur biologique séquentiel (SBR). Son entretien se décline en trois volets : une vérification tous les 2 à 3 mois effectuée par le propriétaire, une vérification annuelle effectuée par un professionnel,  et une vidange tous les 2 ou 3 ans effectuée par un professionnel agréé.

La phytoépuration

La phytoépuration fait appel aux bactéries présentes dans les systèmes racinaires des plantes pour épurer l’eau. Le pré-traitement se fait soit dans un lit vertical planté de roseaux, soit dans une fosse toutes eaux. Le traitement est ensuite effectué par un bassin planté d’espèces végétales (bambous, massettes, iris des marais, laîches…), suivi d’une mare ou d’un fossé planté d’espèces semi-aquatiques ou ornementales gourmandes.
L’entretien des filtres est de type jardinier (fauchage, désherbage…). La première année est la plus importante (pousse et croissance des plants). Les boues compostées en surface du filtre à roseau doivent être enlevées tous les 10 ans environ à l’aide un râteau.
Dans le cas d’un pré-traitement par fosse toutes eaux, une vidange doit être effectuée au moins une fois tous les 4 ans par une entreprise spécialisée.

Assainissement, Dossiers techniques

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